Marché immobilier janvier 2026 : les Banques et les Courtiers en prêts

Le RETOUR de la CONFIANCE ? Que pensent les Banques et les Courtiers en prêts

Charles Harry MATHIEU

2/7/20264 min read

Marché immobilier et courtiers en prêts : le retour de la confiance

Le marché immobilier français entre dans une phase de convalescence. Après des mois d'incertitude, les signaux sont au vert et les professionnels du secteur constatent une reprise tangible de l'activité. Cette dynamique nouvelle mérite qu'on s'y arrête, notamment pour comprendre comment elle impacte concrètement les projets d'acquisition.

Un marché qui retrouve son souffle

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Les notaires enregistrent une progression de 2,5% de leur activité, signe que les transactions se concrétisent à nouveau. Plus impressionnant encore, certains acteurs du marché affichent une hausse de 20% de compromis de vente signés. Cette embellie s'explique notamment par le retour des primo-accédants, qui représentent désormais 40% des acquisitions. Ces jeunes ménages, longtemps écartés du marché par des conditions de crédit restrictives, retrouvent enfin la possibilité de devenir propriétaires.

La hausse des prix, bien que présente, reste mesurée. On observe une augmentation comprise entre 1 et 3% selon les secteurs, ce qui témoigne d'une demande soutenue sans emballement spéculatif. Le plancher semble avoir été atteint, et le marché se stabilise progressivement sur des bases plus saines qu'il y a encore quelques mois.

Des conditions de crédit redevenues accessibles

Le financement immobilier connaît lui aussi une amélioration notable. Les taux de crédit se sont stabilisés dans une fourchette acceptable : pour un emprunt sur 15 ans, les banques proposent actuellement entre 3 et 3,10%, tandis qu'un prêt sur 25 ans s'établit entre 3,30 et 3,50%. Ces niveaux, certes supérieurs aux années de taux bas exceptionnels, permettent néanmoins de concrétiser des projets dans de bonnes conditions.

Un élément majeur a changé la donne : la disparition des blocages liés au taux d'usure. Cette contrainte, qui avait paralysé le marché en empêchant de nombreux dossiers d'aboutir, ne pose plus les mêmes difficultés aujourd'hui. Les banques peuvent à nouveau financer des projets avec une capacité d'endettement pouvant atteindre 35%, ce qui ouvre le champ des possibles pour de nombreux ménages. La priorité et les meilleurs taux et chances d'aboutir reviennent aux bon dossiers avec un bon apport d'au moins 10%.

L'équation économique de la propriété: acheter ou louer ?

La comparaison entre location et acquisition penche encore aujourd'hui clairement en faveur de l'achat. Dans la plupart des cas, le coût d'un crédit immobilier s'avère bien inférieur voire au pire équivalent, au montant d'un loyer pour un bien comparable. Mais au-delà de cette simple équivalence mensuelle, la dimension patrimoniale fait toute la différence.

Emprunter, c'est construire son patrimoine mois après mois, tandis que payer un loyer revient à dépenser à fonds perdus. Cette réalité économique fondamentale est renforcée par un élément souvent négligé : l'assurance emprunteur. Contrairement au locataire qui reste seul face aux aléas de la vie, l'emprunteur bénéficie d'une protection en cas de maladie ou de perte d'emploi. Une bonne assurance parce que l'on a été bien conseillé, prend alors le relais des mensualités, garantissant ainsi le maintien dans le logement et la poursuite de la constitution du patrimoine.

Le rôle stratégique des banques et des courtiers

Les établissements bancaires ont retrouvé de l'appétit pour le crédit immobilier. Pour elles, chaque prêt immobilier représente une opportunité d'acquérir de nouveaux clients et de développer une relation bancaire durable. Toutefois, chaque banque possède sa propre politique commerciale et ses critères spécifiques : certaines privilégient les particuliers salariés, d'autres se montrent plus ouvertes aux entrepreneurs ou aux profils atypiques.

C'est précisément dans cette diversité que le courtier en crédit trouve toute sa valeur. Son intervention ne se limite pas à la simple recherche du meilleur taux. Il connaît les spécificités de chaque établissement, identifie celui qui correspond le mieux au profil de l'emprunteur, et peut faire gagner un temps considérable tout en apportant un conseil personnalisé sur la solution de financement la plus adaptée. Les statistiques montrent d'ailleurs que le recours au courtier concerne aujourd'hui 40% des emprunteurs, et jusqu'à 60% chez les jeunes générations, même si cela implique parfois d'accepter un taux légèrement supérieur de 0,1 point en contrepartie de cette expertise.

Trois leviers pour optimiser son financement

Au-delà du choix du courtier, deux autres facteurs peuvent considérablement améliorer les conditions d'un financement immobilier. Le timing joue un rôle crucial : selon les périodes de l'année et les orientations stratégiques des banques, les conditions peuvent varier significativement. Une banque qui cherche à développer un segment particulier de clientèle ou qui dispose d'une enveloppe budgétaire à placer en fin de trimestre se montrera plus souple dans ses propositions.

Le troisième levier, souvent méconnu, concerne l'assurance emprunteur et la loi Lemoine. Cette législation permet désormais de renégocier son assurance à tout moment, de la déléguer à un autre assureur que celui de la banque, ou même de procéder à une déliaison totale du contrat. Sur la durée d'un prêt, les économies réalisées grâce à ces possibilités peuvent représenter plusieurs milliers d'euros, impactant directement le coût global du crédit.

Une fenêtre d'opportunité à saisir

Le marché immobilier traverse une période particulièrement favorable pour les acquéreurs. Les conditions de financement sont redevenues accessibles, l'offre de biens reste diversifiée, et les professionnels du secteur disposent des outils et de l'expertise nécessaires pour accompagner efficacement les projets. Pour ceux qui hésitaient encore, le moment semble propice pour concrétiser un projet d'acquisition, surtout en s'entourant des bons conseils et en optimisant chaque aspect de son financement.

N'hésitez pas à venir vers moi pour vous orienter vers un bon professionnel!