Propriétaires bailleurs financez jusqu'à 80 % de vos rénovations

Propriétaires bailleurs : libérez-vous de l'impact de votre DPE grâce aux aides

Charles Harry MATHIEU

2/26/20262 min read

Propriétaires bailleurs : comment financer jusqu'à 80 % de la rénovation de votre bien loué ?

Vous possédez un bien en location et redoutez l'impact des nouvelles normes énergétiques ? MaPrimeRénov' Parcours Accompagné n'est pas réservée aux seuls propriétaires occupants. En tant que bailleur privé, vous pouvez y accéder — et financer jusqu'à 80 % de vos travaux. Voici les règles du jeu.

1. La condition incontournable : le bail

Pour débloquer les aides, votre locataire doit occuper le logement en tant que résidence principale (plus de 8 mois par an). En contrepartie, vous signez un engagement sur deux points :

Durée de location : vous devez louer le bien pendant au moins 6 ans après la fin des travaux.

Loyer encadré : le montant ne peut pas être librement augmenté suite aux travaux (hors révision annuelle classique).

💡 L'essentiel à retenir

Ces contraintes peuvent sembler importantes, mais elles s'inscrivent dans votre intérêt à long terme : un bien rénové se loue plus facilement, se loue plus cher (dans les limites autorisées), et prend de la valeur dans un marché où les passoires thermiques sont de plus en plus délaissées.

2. Quel taux d'aide selon vos revenus ?

Oui, il est possible d'atteindre 70 %, voire 80 % de prise en charge. Mais attention : le calcul repose sur vos revenus à vous (le propriétaire), pas sur ceux de votre locataire — c'est souvent une surprise pour les bailleurs.

L'aide est calculée sur le montant HT des travaux, dans la limite d'un plafond de 63 000 € pour les projets les plus ambitieux :

Profil de revenus

Taux de prise en charge

🔵 Très modestes

Jusqu'à 80 %

🟡 Modestes

Jusqu'à 60 %

🟣 Intermédiaires

Jusqu'à 45 %

🌸 Aisés

Jusqu'à 30 %

📊 Exemple concret

Un bailleur aux revenus intermédiaires investit 40 000 € HT de travaux. Il perçoit 18 000 € de MaPrimeRénov', soit un reste à charge de 22 000 € — pour un bien qui passe de l'étiquette F à C, valorisé et protégé des futures interdictions de location.

3. Les 3 piliers d'une rénovation "d'ampleur"

Il ne s'agit pas de remplacer un radiateur. Pour prétendre au Parcours Accompagné, le projet doit répondre à trois critères cumulatifs :

1. Le saut énergétique : les travaux doivent faire gagner au moins 2 classes sur le DPE (ex. : passer de F à D).

2. L'isolation en priorité : le projet doit inclure au moins deux gestes d'isolation (murs, combles, vitrages…).

3. L'accompagnement obligatoire : vous devez faire appel à un Mon Accompagnateur Rénov' (MAR), expert indépendant qui vous guide de l'audit énergétique jusqu'à la réception du chantier.

💡 Le saviez-vous ?

Si votre logement est actuellement une passoire thermique (étiquette F ou G) et que les travaux le portent vers une étiquette D ou mieux, vous bénéficiez souvent d'un bonus supplémentaire dans le calcul de la prime. Un levier à ne pas négliger.

Conclusion — Une contrainte qui devient opportunité

Rénover son parc locatif n'est plus seulement une obligation légale : c'est une opportunité de valoriser votre patrimoine avec un reste à charge maîtrisé. Vos locataires réduisent leurs charges énergétiques, votre bien gagne en attractivité, et votre investissement s'inscrit dans la durée.

📞 Vous êtes propriétaire bailleur et souhaitez faire le point sur votre bien ?

En tant que conseiller certifié vente de prestations énergétiques, je vous propose un diagnostic personnalisé : estimation du gain DPE possible, simulation des aides auxquelles vous êtes éligible, et orientation vers les bons interlocuteurs pour monter votre dossier. Contactez-moi pour un premier échange sans engagement.